Le Lasik
Mise à jour 07/07/2005
Avertissement
Cette information générale délivrée en ligne ne saurait se substituer à l'information spécifique délivrée en consultation par un chirurgien opthalmologiste spécialisé en chirurgie du Lasik.
Pour plus d'information
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Résumé
Qu'est ce que le LASIK ?
Le LASIK est la méthode avancée la plus couramment pratiquée de correction de la myopie, de l’hypermétropie, de l’astigmatisme et de la presbytie.
Le LASIK consiste à modifier la forme de la surface de cornée pour changer son profil et donc la puissance optique de l’œil.
Ceci permet de retrouver sans correction optique une bonne autonomie visuelle.

Fig. 1 : La correction chirurgicale des défauts optiques de l'oeil est le plus souvent basée sur la rectification du profil de la cornée par soustraction de tissu au laser excimer. On applatit le centre pour la myopie et la périphérie pour l'hypermétropie.
Quels sont les techniques "avancées" de Lasik ?
Divers progrès récents, validées par les instances sanitaires américaines et européennes, permettent de distinguer plusieurs formes "avancées" de Lasik.
- Le Lasik guidé par l'aberrométrie (Zyoptix)
Cette méthode met en oeuvre un calcul du profil ablatif guidé par l'empreinte optique de l'oeil (front d'onde ou "Wavefront") enregistré par un aberrométre.
L'avantage est de permettre une meilleure qualité de vision à pupille dilatée (la nuit par exemple) et d'économiser du tissu (en cas de myopie forte par exemple)
Le Lasik guidé par la reconnaissance irienne
Cette méthode consiste à enregistrer le microrelief de l'iris en même temps que l'empreinte optique aberrométrique de l'oeil.
Cette technologie permet de garantir de façon absolue la reconnaissance de l'oeil à traiter (suppression complète des erreurs de saisie ou de traitement).
L'asservissement à un système de poursuite infrarouge (eyetracker) mutidimensionnel garantit le positionnement parfait du profil d'ablation réalisé par le laser. Ce positionnement spatial se fait au micron près dans toutes les directions de l'espace et au degré près en ce qui concerne la torsion éventuelle de l'oeil sur son axe.
L'avantage est de permettre un gain de sécurité et précision remarquable dans l'application du traitement, notamment pour le lasik guidé par l'aberrométrie et le traitement des astigmatismes.
L'IntraLasik
Cette méthode utilise un laser femtoseconde pour remplacer le microkératome afin de façonner le volet cornéen.
L'avantage est de permettre la réalisation d'un volet plus fin (économie de tissu), plus fiable (moins de complications), plus reproductible, et optiquement neutre (pas d'interférence avec le traitement de la myopie)
L'UltraLasik
C'est la méthode la plus avancée actuellement disponible dans le monde. L'UltraLasik est la combinaison des 3 méthodes précédentes. Cette combinaison n'est pour l'instant disponible qu'à la Clinique de la Vision à Paris.
Le PresbyLasik
Cette méthode réalise un profil multifocal qui permet de compenser à la fois la vision de loin et la vision de près chez le patient presbyte ou hypermétrope et presbyte.
Le "Lasek" et "l'EpiLasik" ne sont pas des technique de Lasik !
Ces méthodes sont des variantes de la photokératectomie réfractive de surface qui présente notamment l'inconvénient d'une douleur postopératoire prolongée et souvent sévère, ainsi que d'une délai de récupération visuel notablement augmenté (entre 7 et 30 jours, contre 0 à 2 jours pour les méthodes de Lasik).
Comment se déroule le LASIK ?
Le LASIK se déroule en ambulatoire. Il n’est pas nécessaire de dormir à la clinique. Une simple goutte d’anesthésique est instillée dans l'œil 5 minutes avant l’intervention. On ne pratique aucune injection. Il n’est pas nécessaire, le plus souvent, de prendre un produit relaxant ou calmant pour traiter l’anxiété naturelle. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun.
Le LASIK comporte 3 étapes:
- Découpe d’une fine lamelle (le « volet » ou « capot » ou « flap ») de surface par un microkératome (ou plus récemment par photodisruption au laser Intralase femtoseconde, "intralasik")
- Remodelage du tissu cornéen par photoablation au laser excimer.
- Repositionnement et soudure spontanée du volet après lavage de l’interface
L’opération elle-même dure quelques minutes (quelques dizaines de secondes seulement pour l’action du laser excimer). La présence effective au bloc opératoire excède rarement 30 minutes pour les deux yeux.
Habituellement les deux yeux sont traités lors de la même séance. On parle d’intervention bilatérale simultanée. Ceci n’est cependant pas une obligation.
L’œil est inconfortable pendant 3 heures après l’intervention environ.
Le résultat visuel est appréciable dès le lendemain, permettant la reprise du travail dans la quasi-totalité des cas (un arrêt maladie ne peut pas être délivré pour une chirurgie réfractive).
L’acuité visuelle « quantitative » définitive est dans l’immense majorité des cas obtenue en une semaine ou moins.
La qualité de vision, en particulier nocturne, est discrètement perturbée initialement chez 30% des sujets. La qualité de vision s’améliore et se normalise au cours des 3 à 12 mois suivant l’intervention.
Le LASIK est-il une procédure fiable et efficace ?
Le LASIK est une technique fiable (efficace, reproductible et sûre) qui repose sur l’expérience de milliers de chirurgiens dans le monde et de plus de 20 millions de patients opérés depuis 1992.
Le LASIK a été validé :
- par les pouvoirs publics et notamment en France par le rapport de l’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé) (mai 2000)
- par les sociétés scientifiques et notamment en France par le rapport annuel de la Société Française d'Ophtalmologie (mai 2001).
L’efficacité du Lasik a été démontrée.
Selon la myopie de départ, 94 à 100 % des yeux récupèrent une acuité visuelle sans correction permettant légalement de conduire. Cette correction est définitive.
La prédictibilité du Lasik est excellente. La marge d’erreur par rapport à la correction visée est inférieure à 10%. Par exemple pour une myopie de -5.00 dioptries, 95% des sujets ont une erreur réfractive résiduelle (sous-correction ou sur-correction) inférieure à 0.50 dioptrie
Le confort et la qualité de vie après Lasik, ont fait la réputation de cette intervention auprès du grand public. Des effets secondaires, le plus souvent bénins et transitoires sont parfois rapportés. Les plus classiques concernent la vision de nuit et la sécheresse de l’œil pendant les 3 premiers mois.
La sécurité du Lasik est actuellement considérée comme très satisfaisante.
Comme toute intervention chirurgicale, le LASIK expose à des aléas.
La sécurité du Lasik peut être optimisée par :
- La qualité d’un centre chirurgical exclusivement dédié au Lasik
- L'expertise du chirurgien et du personnel paramédical
- La qualité d’un plateau technique ultramoderne, bénéficiant des derniers progrès en matière de sécurité
- La qualité des examens préopératoires et des examens postopératoires
- La qualité de l’information délivrée au patient
Dans les équipes performantes, ces complications du Lasik sont rares (moins de 0.5% des cas).
Le diagnostic ainsi que la prise en charge des ces complications sont très bien connus des chirurgiens expérimentés.
Les problèmes les plus fréquents sont les abrasions épithéliales, l’inflammation de l’interface et l’invasion épithéliale de l’interface. Ces problèmes sont le plus souvent guéris rapidement par un traitement bien conduit.
Les complications sérieuses susceptibles d’affecter la vision à long terme sont tout à fait exceptionnelles dans les équipes performantes.
A long terme, l’intervention de Lasik :
- permet de vivre une vie parfaitement normale libérée de la contrainte d’une correction optique (travail sur écran, baignade et sports nautiques, loisirs à très haute altitude)
- n’affecte pas l’âge de survenue ou l’évolution de la presbytie
- n’empêche pas le dépistage ou le traitement d’éventuelles maladies oculaires ultérieures telles que le glaucome, le décollement de rétine, la dégénérescence maculaire ou la cataracte
En conclusion
Le Lasik au laser excimer permet en toute sécurité de corriger efficacement et définitivement l’ensemble des défauts visuels communs (myopie, hypermétropie, astigmatisme, et presbytie).
L’intervention, totalement indolore, a lieu sous simple anesthésie par gouttes de collyre et ne dure que quelques minutes permettant un retour rapide au domicile, les deux yeux étant opérés le même jour.
La récupération visuelle très rapide permet une reprise des activités professionnelles un ou deux jours après l’intervention.
Principe de l’opération au Lasik
La procédure désignée par le terme de keratomileusis in situ assisté au laser (LASIK), consiste à modifier la forme de la surface de l’oeil (cornée oculaire) pour en modifier la puissance optique.
Ce concept ancien (plus de 40 ans) a été appliqué au moyen de différentes méthodes perfectionnées successivement (incisions radiaires à la lame diamant, découpe au moyens de micro-rabots chirurgicaux, façonnage après congélation, greffe de lentilles de cornée humaine et finalement sculpture au laser ultraviolet).
A ce jour, on estime qu’environ 20 millions de personnes ont bénéficié de cette technique chirurgicale dans le monde, depuis 1993. L’efficacité et l’innocuité relatives de cette procédure et des lasers commercialisés pour sa réalisation, ont été reconnues par des études conduites dans différents pays, dont la France.
L’intervention est actuellement réalisée à l’aide d’un laser ultraviolet “excimer”, qui effectue l’ablation du tissu superficiel avec une grande précision. Chaque impact du laser enlève environ 0.25 microns (un quart de millième de millimètre) de tissu. Pour éviter, dans une certaine mesure, les problèmes de cicatrisation et de régression observés lorsque le laser est appliqué directement à la surface de l’oeil, le LASIK comporte une étape chirurgicale initiale consistant en la réalisation d’une dissection lamellaire cornéenne automatisée. On détache une lentille très comparable dans sa forme à une lentille de contact, et l’on applique le laser à l’intérieur du tissu cornéen avant de reposer la lentille.
Myopie
Un total de 60 à 130 microns (soit 10 à 25 % de l’épaisseur cornéenne) doit en général être enlevé au centre de la cornée sur un diamètre de 5 à 7 mm pour corriger les myopies de 1 à 12 dioptries. Après l’intervention, le centre de la cornée est donc devenu plus plat.

Fig. 2 : Correction soustractive de la myopie (Dr M Assouline)
Hypermétropie
Un total de 30 à 100 microns (soit 5 à 17% de l'épaisseur cornéenne) doit être enlevé en périphérie de la cornée sur un anneau de 5-6 mm de diamètre interne et de 8-9 mm de diamètre externe pour corriger l’hypermétropie. Après l’intervention, le centre de la cornée est donc devenu plus bombé

Fig. 3 : Correction soustractive de l'hypermétropie (Dr M Assouline)
Astigmatisme
Le profil de l’ablation du tissu au laser, plus complexe, est déterminé par l’ordinateur pour chaque cas.
Presbytie
Il existe actuellement deux méthodes complémentaires pour compenser la presbytie.
Aucune de ces méthodes ne permet actuellement de restaurer l’accommodation cristallinienne proprement dite. Le but de la chirurgie au Lasik est donc de compenser optiquement la presbytie pour réduire ou supprimer la dépendance vis à vis d’une correction en lunettes ou en lentilles de près et de loin chez le sujet presbyte.
1) La première méthode de correction de la presbytie consiste à favoriser la vision de loin sans correction sur un oeil dit “dominant” (en général l’oeil droit chez un droitier) et la vision de près sans correction sur l’autre oeil dit “non dominant”. Cette dominance oculaire existe chez la très grande majorité des sujets, ce qui explique que l’on vise (photo, carabine, arc) toujours avec le même oeil. Le cerveau est capable de sélectionner spontanément l’image la plus importante des deux images de loin et de près qui sont perçues par la rétine
Cette méthode dite MONOVISION ou "bascule” est appliquée depuis de très nombreuses années notamment pour les lentilles de contact ou la chirurgie de la cataracte. Ses avantages et ses limites ont été caractérisés dans de nombreuses études scientifiques.
Avantages
- facile à mettre en oeuvre, efficace, prédictible et sûre
- bonne qualité de vision, stable quelle que soit la lumière environnante
Inconvénients
- en cas de presbytie avancée, la différence nécessaire entre les deux yeux peut induire une fatigue oculaire, souvent modérée, notamment en fin de journée et en cas de travail intensif.
- en cas de différence importante en les deux yeux, la vision du relief fin peut être perturbée légèrement
- certains sujets ont une réticence psychologique à la pénalisation d’un oeil en vision de loin. Un essai préalable en lentilles de contact est recommandé pour s’en assurer.
2) La deuxième méthode de correction de la presbytie consiste à créer une correction à la fois de la vision de loin, de la vision intermédiaire et de la vision de près sur chaque œil. Ce principe est basé sur le fait que la taille et la position de la pupille varie en fonction de la distance de vision. De loin, la pupille est légèrement dilatée et centrée. De près la pupille est plus étroite et légèrement décentrée vers le bas et le nez, pour correspondre à la convergence des yeux lors de la vision de près.
Cette méthode dite MULTIFOCALE ou « simultanée » est également appliquée depuis de nombreuses années pour les lentilles de contact et la chirurgie de la cataracte. Ses avantages et ses limites sont bien définis.
Avantages :
- meilleure coopération entre les deux yeux
- vision plus symétrique
- meilleure vision intermédiaire pour les presbyties avancées
Inconvénients
- partage de la lumière entre la vision de près et de loin
- fluctuation de la qualité de vision en fonction de la lumière ambiante
- correction de près parfois insuffisante pour les presbyties avancées
Le rapport optimal entre ces deux méthodes est défini pour chaque cas en fonction de la correction en vision de loin initiale, de la correction de près, de l'âge et de la tolérance à l’une ou l’autre de ces méthodes lors d’une essai en lentilles de contact temporaires.
Déroulement de l’intervention LASIK
L’intervention est pratiquée sous anesthésie topique avec simple instillation de gouttes anesthésiques. Aucune injection n’est nécessaire. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun. Il n’est pas souhaitable de prendre un calmant en comprimé.
Première étape: réalisation du volet cornéen
Le volet cornéen peut être façonné de façon mécanique par un microkératome, ou par l’intervention d’un laser spécial dit « femtoseconde ». Lorsque le volet est détaché au laser, la procédure s’appelle l’Intralasik (voir pour plus d’information le site www.intralasik.fr )
1) Découpe mécanique (Lasik conventionnel)
Un instrument appelé microkératome est positionné sur l’oeil après repérage, et solidarisé à la cornée par aspiration.

Fig. 4 : Lasik: pose de l'anneau du microkératome hansatome (Dr M Assouline)
Le microkératome découpe automatiquement une lamelle cornéenne superficielle.

Fig. 5 : Hansatome
La lamelle cornéenne ainsi détachée de la surface de la cornée mesure environ 16 centièmes de millimètre d’épaisseur et 7 à 9 millimètres de diamètre. Elle ressemble à une lentille de contact. Une gêne est souvent ressentie lors de la découpe lamellaire (sensation de forte pression sur l’oeil, et interruption de la vision pendant quelques secondes). Cette étape permet d’appliquer le laser directement en profondeur au niveau du tissu cornéen.
2) Découpe au laser femtoseconde Intralase (Intralasik)
Un anneau de succion est positionné sur l’œil. La pression exercée est sensible mais non douloureuse. Le Laser est abaissé et le cône d’aplanation permettant l’application du faisceau laser est amené au contact de l’œil. L’action du laser est indolore et dure 44 secondes.

Fig. 6 : Intralasik: l'anneau de succion est centré sur la cornée du patient. La seringue d'aspiration autobloquant permet une solidarisation efficace à la surface de l'oeil.

Fig. 7 : Intralasik: L'aplanation de la surface de la cornée au moyen du cône est très douce (indicateur vert) et garantit une découpe laser très précise.

Fig. 8 : Intralasik: progression du balayage laser femtoseconde et visualisation en direct de la nappe de bulle de cavitation photodisruptive responsables de la disection du volet.
Deuxième étape : modification de la forme du tissu cornéen par le laser excimer

Fig. 9 : Laser excimer Bausch & Lomb Z100
Le reste de la procédure est strictement indolore.
Le laser excimer est appliqué à distance de l’œil selon un programme informatique spécifique pour chaque œil.
Chaque impact de laser excimer volatilise un quart de micron de tissu cornéen

Fig. 10 : Impact laser excimer (Dr A Vogt)
La procédure d’ablation au laser excimer dure environ 30 à 120 secondes.
La lamelle cornéenne est ensuite repositionnée sur la cornée, à laquelle elle adhère fermement en quelques minutes. Sauf exception, aucune suture n’est nécessaire.

Fig. 11 : Intralasik: le volet est reposionné en fin de photoablation au laser excimer
Il existe actuellement 3 programmes d’ablation laser possibles :
1) Le programme standard (Planoscan)
Ce programme est appliqué depuis plus de 8 ans et a été perfectionné à plusieurs reprises.
Il s’agit d’un mode de correction très efficace et surtout très prédictible, applicable à la grande majorité des patients.
2) Le programme d’ablation guidée par l’aberrométrie (Zyoptix)
Ce programme est utilisé depuis 4 ans et a été également perfectionné plusieurs fois (voir pour plus de détails les sites www.zyoptix.com et www.zyoptix.fr )
La dernière version du Zyoptix, mise en œuvre dans le laser Z100, en service à la Clinique de la Vision depuis Juillet 2004, intègre divers perfectionnement qui en font la machine la plus sophistiquée disponible sur le marché mondial.
- Reconnaissance irienne automatique de l’œil opéré d’après les mesures préopératoires permettant d’exclure toute erreur de programmation du laser
- Doublement de la vitesse d’ablation laser augmentant la fiabilité du programme
- Perfectionnement de l’asservissement du laser au dispositif de poursuite (Eyetracker multidimensionnel permettant l’alignement de l’œil par reconnaissance des microreliefs de l’iris et le réalignement en temps réel du laser selon les mouvements du globe dans les trois directions de l’espace)
Le Zyoptix permet de traiter chaque individu en effectuant une "ablation sur mesure" (customized ablation en anglais, ou Zyoptix). Ceci consiste à utiliser une instrumentation très sophistiquée (aberrométrie) pour mesurer avant l’intervention les défauts optiques les plus fins de l'oeil. Cette mesure complexe sert à programmer l'action du Laser de façon à optimiser le résultat de la chirurgie pour chaque individu. L'acte chirurgical lui même est strictement identique. Les bénéfices démontrés de cette méthode sont les suivants:
- Ablation de tissu cornéen moins importante pour une même correction
- Meilleure qualité de vision initiale, notamment nocturne, les 3 premiers mois
- Gain d’acuité visuelle plus fréquent
3) Le programme d’économie de tissu (Tissue saving)
Le programme d’économie de tissu permet d’optimiser le profil d’ablation chez les patients porteurs d’une myopie forte ou d’une cornée fine, afin de préserver au maximum l’intégrité mécanique de la cornée à long terme.
Suites de l’intervention
Suites immédiates (le premier jour)
Vous pouvez partir en règle générale dans les 15 minutes qui suivent l’intervention.
Pour rentrer, vous pouvez prendre les transports en commun (seul pour un petit trajet, ou accompagné pour un trajet plus complexe ou prolongé) ou la voiture (accompagné).
L’œil opéré est inconfortable pendant 3 heures (larmoiement, gêne, douleur modérée, difficulté à ouvrir les yeux, vision floue).
A votre retour au domicile, vous pouvez commencer le traitement par gouttes antibiotiques / anti-inflammatoires immédiatement, et prendre si nécessaire les comprimés contre la douleur ou le somnifère.
Le premier rendez-vous opératoire (noté sur votre feuille de rendez-vous) est très important.
Suites initiales (les 15 premiers jours)
Il est important de faire attention à ne pas frotter l’oeil opéré pendant les 15 jours suivant l’intervention.
Des coques de protection oculaire doivent être portées pendant les 5 premières nuits.
Toutes les activités sont possibles sauf :
- la piscine
- les activités à risque de contusion
- le maquillage (8 jours)
Une vision utilisable est récupérée en quelques heures, et s’améliore au fil des semaines suivant l’intervention.
Le travail peut être repris dans la majorité des cas le lendemain de l’intervention. Il est cependant prudent d’aménager son emploi du temps pour éviter une surcharge de travail visuel la première semaine.
S’agissant d’une chirurgie de nature cosmétique, non prise en charge par la Sécurité Sociale, un arrêt de travail ne pourra pas vous être délivré.
Vous devez impérativement vous présenter aux consultations post-opératoires qui vous ont été fixées pour faire contrôler l’évolution et en particulier la cicatrisation de votre oeil. Ces consultations sont en général fixées à 7 jours (obligatoire), 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an (facultative) après la chirurgie. Elles peuvent être assurées si vous le souhaitez par votre ophtalmologiste traitant si celui-ci est d’accord pour le faire.
Suites à moyen terme (première année)
La natation et les sports nautiques peuvent être repris au bout de 3 semaines. La plongée, l’alpinisme etc.. ne sont pas contre-indiqués.
Une surcorrection initiale est fréquente (chez les forts myopes) et tend à régresser avec le temps. Le résultat optique de l’intervention se stabilise en général au terme d’un délai de 1 mois par dioptrie de correction optique initiale (exemple 3 mois pour -3.00 D et 8 mois pour -8.00 D).
Les problèmes éventuels de qualité de vision (nocturne) et de sécheresse oculaire tendent à disparaître entre le 3ème et le 6ème mois post-opératoire.
Des ajustements (“retouches”) peuvent être nécessaires en cas d’imperfection de la correction obtenue. Ces ajustements se font en général 3 mois après la chirurgie (en pratique 1 mois par dioptrie de correction de myopie après l’intervention). La lamelle cornéenne est clivée manuellement sous microscope et une retouche au laser est réalisée dans les mêmes conditions que lors de l’intervention initiale.
Suites à long terme (après la première année)
L’absence de correction optique résiduelle ne doit pas faire oublier les principes de médecine préventive habituelle.
Une consultation avec votre ophtalmologiste traitant est impérative tous les ans pour la surveillance de la vision de la pression intraoculaire et du fond d’œil dilaté.
Complications transitoires ou bénignes du Lasik (fréquentes)
Comme pour toute procédure chirurgicale, l’équipe par laquelle vous serez pris(e) en charge assurera des soins attentifs, diligents et conformes aux données actuelles de la science.
Malgré toutes les précautions nécessaires, des complications opératoires ou post-opératoires demeurent possibles et sont le plus souvent bénignes, mais parfois plus sérieuses.
La liste suivante décrit les principales complications rapportées à ce jour.
1) La sous-correction
L’effet chirurgical obtenu peut être insuffisant. La vision corrigée par lunettes ou par lentilles demeure en général la même qu’avant l’intervention.
Chez les myopes, cette sous-correction est parfois souhaitable chez les sujets plus âgés (à partir de 35 ans) pour retarder l’apparition de la presbytie (difficulté à lire de près). Cet état peut donc être corrigé par le port occasionnel de lunettes ou de lentilles. Dans les cas les plus importants, un retraitement complémentaire au laser est possible à partir du 1er mois postopératoire, et est généralement efficace.
Chez les hypermétropes, la sous-correction s’accompagne d’une gêne visuelle de près et de loin résiduelle, parfois fluctuante en fonction de la fatigue visuelle ou de la lumière ambiante.
2) La sur-correction
Chez les myopes, ceci se traduit par une hypermétropie, c’est-à-dire par la nécessité d’accommoder pour voir de loin et surtout de près. Ceci est rarement gênant chez les sujets plus jeunes (avant 35 ans), mais peut pénaliser la vision rapprochée et la lecture chez les sujets plus âgés (à partir de 35 ans). Dans ce cas, et chez les sujets âgés, cet état peut être corrigé par le port occasionnel ou permanent de lunettes ou de lentilles adaptées. Dans les cas les plus importants, un retraitement complémentaire au laser est possible à partir du 1er mois postopératoire.
Chez les hypermétropes, ceci se traduit par une myopie, c'est-à-dire par une gêne en vision de loin. La vision de près est au contraire favorisée chez les sujets plus âgés (après 35 ans).
3) L’Anisométropie
On désigne par ce terme la différence de puissance optique entre les deux yeux, induite par la chirurgie lorsqu’un seul oeil a été corrigé, en attendant l’intervention du second oeil. Si cette différence est modérée (inférieure à 3 dioptries de myopie), un verre neutre peut-être adapté sur la monture habituelle. On peut également préconiser l’absence complète de correction lorsque la vision non corrigée de l’oeil opéré le permet. En cas de différence importante (correction unilatérale d’une myopie forte bilatérale), entraînant une diplopie binoculaire (vision double disparaissant lorsque l’on ferme l’un des yeux) il peut être nécessaire de porter une lentille de contact sur l’oeil non opéré, en attendant l’intervention sur cet oeil.
Nous recommandons actuellement l'intervention bilatérale simultanée pour éviter ces problèmes.
4) L’Astigmatisme régulier ou irrégulier
L’astigmatisme correspond à une perte de la régularité de la surface de la cornée induite par l’intervention ou la cicatrisation. L’effet de l’astigmatisme sur la vision non corrigée est variable en fonction de son degré, et se traduit par une limitation de la vision sans correction, et plus rarement par une diplopie monoculaire (vision double persistant lorsque l’on ferme l’autre oeil). Le plus souvent, cet effet peut être compensé par le port occasionnel ou permanent d’une correction par lunettes ou par lentilles de contact. Rarement, l’astigmatisme peut être responsable d’une réduction de la meilleure acuité corrigée. La cicatrisation de la cornée peut faire régresser partiellement ou totalement cet astigmatisme pendant 12 à 18 mois.
En cas de persistance d’une gêne significative au delà de cette période, un retraitement par le laser Excimer ou par d’autres techniques chirurgicales, demeure possible mais les résultats en sont aléatoires.
5) Les problèmes subjectifs de qualité de vision
La qualité de vision obtenue après LASIK est en règle générale comparable à celle associée au port de lunettes ou de lentilles de contact. Rarement, des troubles fonctionnels mineurs sont rapportés par les patients, alors que l’acuité visuelle obtenue sans correction est jugée très satisfaisante par ailleurs. Il peut s’agir d’une baisse de la résistance à l’éblouissement (par exemple, occasionnée par les phares de voiture lors de la conduite nocturne), d’une impression de vision “grisée” (gêne de la lecture dans ces conditions d’éclairage médiocre par exemple), ou encore la perception de halos lumineux autour des sources de lumière vive (notamment la nuit).
La majorité de ces problèmes est bien tolérée et le plus souvent rapidement réversible en quelques semaines à quelques mois.
6) Le ptosis
Le ptosis est la chute de la paupière survenant après la chirurgie de l’oeil, faisant paraître l’oeil plus “petit”, du fait du rétrécissement de la fente palpébrale. Cette complication, très rare après chirurgie réfractive, est réversible spontanément en quelques mois.
En cas de persistance gênante après un an, elle peut faire l’objet d’une correction chirurgicale simple, sous anesthésie locale.
7) La sécheresse oculaire
De nombreux sujets optant pour la chirurgie réfractive au laser Excimer, présentent une intolérance aux lentilles de contact, du fait le plus souvent d’une sécheresse de l’oeil. Après correction chirurgicale de la myopie, il est fréquent d’observer la persistance d’une gêne occasionnelle chez ces patients, (picotement oculaire, sensation de corps étranger déclenchée par le vent, la poussière, ou le froid).
Un traitement adapté (larmes artificielles à base de hyaluronate de sodium, sans conservateur, en unidoses ou en flacons spécifiques est utilisé à volonté pendant les 6 premiers mois et se révèle le plus souvent efficace et suffisant.
8) La sensibilité à la lumière
Chez les patients opérés avec l’Intralasik, il a été rapporté une sensibilité anormale à la lumière (« TLS ou transient light sensitivity syndrome »), gênante dans des cas très rare (1 sur 1000 environ).
Ces cas répondent bien au traitement local par des gouttes de cortisone si celui-ci est institué sans délai.
Ce problème est spécifique de l’Intralasik
9) La décompensation d’un strabisme latent
La correction chirurgicale de la myopie s’accompagne parfois d’une augmentation des difficultés en vision binoculaire chez les sujets présentant des antécédents de strabisme, ou un strabisme résiduel.
Ce problème est exceptionnel et peut être facilement détecté en cas de doute par un essai en lentilles de contact.
10) L'hémorragie sous conjonctivale
La succion nécessaire à la fixation du microkératome ou à l’application du laser femtoseconde sur l'oeil entraîne parfois une effusion de globules rouges par simple aspiration sous la conjonctive (membrane constituant le blanc de l'oeil).
Cette ecchymose superficielle est généralement très limitée, n’a aucune conséquence sur la vision et se résorbe spontanément en quelques jours.
Elle est légèrement plus fréquente avec l’Intralasik
Complications sévères du Lasik (rares)
Pendant la procédure :
1) Les problèmes de fonctionnement du laser excimer, du microkératome ou du laser femtoseconde
Les instruments utilisés pour la découpe lamellaire ou la sculpture de la cornée sont des matériels de très haute technologie. Malgré les soins particuliers apportés à leur maintenance, des dysfonctionnements sont possibles. Des tests de bon fonctionnement sont systématiquement réalisés immédiatement avant chaque intervention.
En cas de fonctionnement défectueux lors de ces tests, l’intervention peut être reportée de quelques jours pour permettre la révision du matériel.
2) Incidents de découpe lamellaire
Lors de la réalisation de la découpe cornéenne lamellaire, un blocage du microkératome, une perte de couplage entre l’instrument et la cornée ou d’autres problèmes mécaniques peuvent être responsables d’une découpe cornéenne irrégulière ou incomplète. Le chirurgien peut dans ce cas être amené à interrompre l’intervention qui est généralement reprogrammée 1 à 6 mois ultérieurement, après cicatrisation satisfaisante de la cornée.
Ces problèmes ne sont pas rencontrés avec la découpe au laser femtoseconde (Intralasik)
3) Décentrement d’ablation au laser excimer
Le décentrement de l’ablation au laser fait l’objet d’une prévention particulière au moyen d’un dispositif « eye tracker ». Ce dispositif est complété par le contrôle sous microscope opératoire par le chirurgien, et le contrôle sur vidéo-moniteur par l’assistant opératoire. La collaboration du sujet opéré est cependant importante. Le patient doit fixer, pendant les quelques secondes que dure l’ablation au laser, une lumière rouge clignotante, qui devient progressivement plus floue au cours de la procédure.
Malgré toutes ces précautions, il arrive très rarement qu’un décentrement de l’ablation puisse gêner la vision et nécessiter la réalisation d’une retouche au laser 1 à 6 mois plus tard.
4) Abrasion épithéliale
Le passage de l'instrument de découpe sur la surface de l'oeil nécessite une compression importante, responsable d'un effet de friction. Dans de rares cas, cette friction est suffisante pour entraîner l'abrasion du tissu de surface, appelé épithélium (équivalent de l'épiderme de la peau pour la cornée). Cette complication est favorisée par l'âge (plus fréquente après 50 ans), par l'ancienneté du port de lentille de contact (en particulier lentilles rigides) et par l'existence d'un défaut constitutif ou acquis (post-traumatique) de l'adhésion épithéliale. Il est important de signaler à votre chirurgien d'éventuels antécédents d'érosions récidivantes de la cornée, survenant notamment à l'ouverture des yeux le matin.
L'abrasion épithéliale n'a que très peu de conséquences lorsqu'elle est limitée. Dans le cas d'abrasion plus importante, la chirurgie peut être complétée, mais il est nécessaire de mettre en place une lentille de contact pendant 72 heures, et de contrôler l'état de l'oeil quotidiennement pendant cette période. En cas d'abrasion complète, l'ablation laser ne peut être réalisée et doit être reportée de quelques semaines.
L'abrasion épithéliale entraîne un risque accru d'inflammation de l'interface et d'invasion épithéliale de l'interface (voir ci-dessous).
Ces problèmes ne sont pas rencontrés avec la découpe au laser femtoseconde (Intralasik)
Après l’intervention:
1) L’Infection de la cornée
Comme après toute chirurgie, le tissu cornéen offre une plus grande sensibilité aux infections, dites « nosocomiales ». Des cas exceptionnels d’infection ou d’inflammation cornéenne, ont été décrits après LASIK, pouvant aboutir à la formation d’un abcès de cornée, et d’une cicatrice gênante pour la vision.
Une surveillance attentive au cours de la période postopératoire, notamment en cas de port de lentilles de contact thérapeutiques, permet de dépister une infection débutante et d’éviter les formes sévères pouvant entraîner des séquelles.
Le risque d’infection est semble-t-il minimisé avec la découpe au laser femtoseconde (Intralasik)
2) L’Invasion épithéliale de l’interface
Les cellules de la surface de la cornée peuvent au cours de la cicatrisation post-opératoire, s’insinuer au niveau de l’interface entre la lamelle cornéenne de surface et la cornée traitée par le laser. Cette cicatrisation anormale est responsable de la formation d’opacités et d’astigmatisme irrégulier. Elle peut nécessiter une réintervention sous anesthésie par goutte, afin de nettoyer l’interface.
L’invasion épithéliale est plus fréquente après reprise chirurgicale (retouche)
Ces problèmes semblent moins fréquents avec le laser femtoseconde (Intralasik)
3) L’inflammation de l’interface
L’inflammation de l’interface cornéenne (Syndrome SOS « Sand of the Sahara » ou DLK « Diffuse Lamellar Keratitis » survient dans les deux premières semaines suivant l'intervention. Il s'agit d'une réaction d'hypersensibilité (allergie retardée) à des composants des larmes ou de la flore microbienne de la surface de l'oeil. Il ne s'agit pas d'une infection.
Dans les formes bénignes, l'acuité visuelle est bien conservée, mais on ressent une impression de "voile", limitant la qualité de vision. Cet état nécessite l’instillation de gouttes de cortisone pendant une à deux semaines. Dans les formes plus sévères, extrêmement rares, l'acuité est limitée par l'intensité de la réaction inflammatoire. Ceci nécessite parfois une ré-intervention pour soulever le volet cornéen et irriguer directement l'interface avec une solution anti-inflammatoire de cortisone.
4) Problèmes de cicatrisation
Exceptionnellement, chez certains sujets, l’absence de cicatrisation de la cornée, peut contribuer à la formation d’un ulcère cornéen, pouvant évoluer vers la perforation du globe.
Les facteurs de risque sont les sécheresses oculaires sévères, dans le cadre de maladies générales dites "auto-immunes" telles que la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux disséminé, la périartérite noueuse, le syndrome de Sjogren etc...
Si vous pensez que vous, même ou l’un des membres apparentés de votre famille, êtes porteur d’une telle affection, nous vous encourageons vivement à le signaler avant l’intervention à votre chirurgien.
Contre-indications à la pratique d’un Lasik.
Les affections et problèmes suivants constituent des contre-indications relatives ou formelles à la pratique d'un Lasik.
Certaines sont détectées par les examens de dépistage préopératoire ou par l'interrogatoire conduit par votre chirurgien ophtalmologiste préalablement à l'intervention. N'hésitez pas à lui faire part des informations pertinentes concernant vos antécédents personnels ou familiaux.
Formelles
- Défaut de consentement éclairé
- Déficit fonctionnel significatif non compensé
- Infection aiguë loco-régionale ou systémique
- Immunodéficience acquise non équilibrée
- Connectivites actives
- Chirurgie palpébrale récente avec risque d’exposition
- Blépharite chronique non traitée
- Kératite sèche sévère
- Amétropie évolutive
- Kératocône, dégénérescence marginale pellucide
- Affection inflammatoire aiguë oculaire
- Vascularisation cornéenne stromale
Relatives
- Dystrophie de Cogan, kératalgies ou érosions récurrentes
- Herpès ou zona cornéen récurrent récent
- Hypoesthésie cornéenne significative
- Astigmatisme cornéen d’origine traumatique
- Ptérygion étendu à la zone de découpe du volet
- Cambrure cornéenne inadéquate (ex : trop plate pour une correction myopique importante)
- Pachymétrie cornéenne inadéquate (ex : trop mince pour une correction myopique importante)





