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Aspects financiers

La nouvelle classification des actes médicaux (CCAM)


Une refonte complète de la nomenclature des actes médicaux

La nomenclature officielle des actes médicaux et chirurgicaux a fait récemment l'objet d'une refonte complète.

Les anciens codes (lettres-clés) seront progressivement abandonné au profit d'un codage des actes plus précis et d'une tarification plus spécifique.


Télécharger la nouvelle CCAM

Le détail de la nouvelle nomenclature peut être consulté et téléchargé sur le site de la caisse d'assurance maladie


CAISSE NATIONALE D'ASSURANCE MALADIE


La prise en charge de la chirurgie réfractive


(article publié en partie dans le "Quotidien du médecin" par le Dr Michael Assouline)


La chirurgie réfractive en 2005

La chirurgie réfractive permet de réduire la dépendance visuelle en lunettes ou en lentilles de contact correctrices, en corrigeant, le plus souvent de façon complète et définitive, les défauts optiques courants de l’œil tels que la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et plus récemment la presbytie.

Les techniques de chirurgie réfractive se sont diversifiées depuis 30 ans. La procédure majoritaire, désignée par le terme de keratomileusis in situ assisté au laser (LASIK) introduite en 1993, consiste à modifier la forme de la surface de l’oeil (cornée oculaire) pour en modifier la puissance optique. D’autres procédures plus simples (incision relaxantes, PKR par laser excimer de surface, kératoplastie conductive) ou plus complexes (implants phakes ou pseudophakes, implant intracornéens) sont plus adaptées à des cas spécifiques.

A ce jour, on estime que plus de 20 millions de personnes ont bénéficié de ces techniques chirurgicales dans le monde depuis le début des années 80. L’efficacité et l’innocuité relatives de ces procédures et des lasers commercialisés pour leur réalisation, ont été reconnues par des études conduites dans différents pays, dont la France. La demande des candidats à ces interventions a augmenté de façon parallèle à l’amélioration de l’efficacité et de la fiabilité des méthodes. Actuellement, environ 1.5 million de procédures sont actuellement réalisées aux USA chaque année, pour quelques 1.2 million en Europe (dont 160000 en France). Il existe néanmoins de fortes disparités des taux de pénétration (pourcentage des personnes susceptibles d’être opérées qui subissent effectivement l’opération chaque année). Des extrêmes de 0.3% (en Suisse) à 5% (en Espagne) sont constatés en Europe, la France se situant en position intermédiaire (1.8%).
La haute technologie mise en œuvre dans la chirurgie réfractive en explique le coût encore relativement élevé. Il faut en effet compter de 1000 euros par œil pour une simple PKR de surface au laser excimer à 1500 euros pour la forme la plus sophistiquée de Lasik (Ultralasik « tout-laser » avec découpe du volet au laser femtoseconde et traitement réfractif sur mesure guidé par l’aberrométrie et la reconnaissance irienne).
Même si la chirurgie réfractive a été pendant un temps intégrée à la nomenclature des actes médicaux pris en charge par l’assurance maladie (le kératomileusis myopique pour des corrections supérieures à -10 dioptries était coté KC100), la situation actuelle fait apparaître un désengagement total des organismes du régime obligatoire de l’assurance maladie vis-à-vis de la prise en charge partielle ou complète de la chirurgie réfractive. Cette absence de prise en charge est parfaitement compréhensible, dans le cadre d’une chirurgie dite de « confort » appliquée à la grande majorité des candidats. Pour une minorité de candidats à la chirurgie réfractive, cet arbitrage défavorable soulève le problème délicat du défaut de soins ou de prise en charge de la compensation de handicaps visuels réels, et souligne certaines incohérences dans la position des organismes sociaux sur l’appréciation des besoins médicaux et du service médical rendu. C’est notamment le cas de toutes les situations où la correction par verre de lunettes, optiquement moins adaptée que celle obtenue par lentille de contact ou par chirurgie réfractive s’accompagne d’une dégradation (parfois majeure) de la fonction visuelle du sujet. On peut par exemple citer le cas des myopie fortes unilatérales de l’enfant, des anisométropie de l’adulte non équipables en lentille de contact, des amétropies de haut degré (myopie ou hypermétropie forte, astigmatisme de haut degré), astigmatismes irréguliers post-traumatiques ou sur greffe de cornée etc…
Dans ce contexte, il est clair que les systèmes « d’assurances complémentaires Santé » sont appelés à jouer un rôle déterminant dans le développement de l’offre, de la pratique et de la « consommation » de la chirurgie réfractive dans notre pays.


Les acteurs de l’assurance complémentaire santé


Les dépenses de santé

En 2002, les dépenses de santé représentaient 136 milliards d’Euros (ME) soit 9% du PIB et 13% de la consommation des ménages, dont 17 ME pour les soins médicaux ambulatoires, 49 ME pour les soins hospitaliers publics, 12 ME pour les soins hospitaliers privés et 29 ME pour les médicaments. Ces dépenses courantes de santé (incluant les indemnités journalières) étaient couvertes à 77% par la SS, 7.5% par les mutuelles, 2.5% par les assureurs, 2.5% par les organismes de prévoyance et 10% par les ménages. Les dépenses de santé pour l’œil représenteraient 4 % des dépenses de santé en France, soit 6 ME dont 150 millions d’euros environ pour la chirurgie réfractive (soit 2.5% de ces 4%).

Trois acteurs principaux se partagent donc le « marché » de l’assurance complémentaire Santé en France.


Les mutuelles

Les mutuelles, regroupées au sein de la mutualité française, offrent principalement des contrats individuels « d’entrée de gamme » caractérisés par des primes faibles, des couvertures de dépassement d’honoraires très réduites et dans la plus part des cas par l’absence de prise en charges des prestations non couvertes par le régime obligatoire de l’assurance maladie. Il existe cependant de fortes disparités entre les mutuelles de fonctionnaires (MGEN, MG-PTT, MAI) qui peuvent appliquer des structures de groupe à leurs contrats individuels en raison de la nature « captive » de leurs clients et les autres (mutuelles interprofessionnelles, conglomérats de mutuelles locales telles que la PREVIAD ou la SERIA). La transposition des directives européennes prudentielles applicables aux sociétés d’assurance leur ont imposé depuis 2000 des règles plus strictes en matière de couverture des risques sur leur fonds propres, et ont augmenté de façon significative le poids des systèmes d’information nécessaires à la gestion de leur clientèle, suscitant de nombreux regroupements, pour faire passer leur nombre de plus de 3000 à un millier environ aujourd’hui). Les mutuelles ont un statut fiscal plus favorable que celui des assureurs (elles ne sont pas soumises à la taxe de 7 % sur les cotisations).


Les groupes de prévoyance

Les institutions de prévoyance (par exemple ProBTP, AG2R, Médéric) sont, à l’origine, des organismes de retraite complémentaire, qui se sont progressivement impliqués dans la gestion de contrats « groupe » d’assurance complémentaire santé pour les grandes entreprises. De tels contrats collectifs, négociés dans des volumes élevés, défiscalisés de façon importante (50% pour la part salariale) et soutenus par des demandes importantes du corps social concerné, permettent d’offrir des garanties « haut de gamme », dans lesquelles s’intègrent facilement la prise en charge parfois complète de la chirurgie de la myopie, au même titre que les implants dentaires, ou l’orthodontie.


Les assureurs

Les assureurs privés (par exemple AXA, Groupama, AGF etc..) regroupés pour la plus part au sein de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance, appliquent au concept d’assurance complémentaire santé des logiques économiques de plus en plus fines fondées sur l’évaluation actuarielle du coût global des prestations offertes (le « risque » assuré) pour la détermination des primes les plus concurrentielle possibles. Les assureurs savent par exemple calculer avec précision l’augmentation du risque de consommation médicale d’une personne par année d’âge ! Une grande différentiation des produits (du contrat moyen de gamme individuel au contrat groupe haut de gamme) associée à une bonne maîtrise de la « sinistralité » (consommation des prestations) permet d’ajuster de façon optimale les primes payées aux demandes et besoins des clients. Dans ce contexte, la décision de prendre en charge la chirurgie réfractive obéit autant à des aspects techniques (acceptabilité, efficacité, sécurité, coût) que de marketing (apport de nouveaux clients, ciblage d’une clientèle spécifique, positionnement concurrentiel par rapport aux autres sociétés d’assurance) ou de rentabilité.


La prise en charge de la chirurgie réfractive


Nouvelle venue dans la panoplie des prestations médicales de « confort », la chirurgie réfractive souffre encore, malgré un service médical rendu souvent important, d’arbitrages budgétaires antérieurs entérinés par l’usage. Les implants dentaires ont été spontanément assimilés aux bridges, et pris en charge de façon très significative par l’assurance complémentaire santé (pour des montants moyens 7 à 10 fois supérieurs en moyenne aux remboursement actuels du Lasik myopique).

Dans l’immense majorité des contrats individuels de niveaux 1 à 3, la chirurgie réfractive est ainsi exclue des garanties. Pour les contrats de niveaux 4 et 5, la prise en charge s’effectue sur la base du forfait optique annuel (en moyenne 150 euros soit 7% des frais réels moyens). De nombreuses mutuelles assortissent cette garantie de conditions particulières, parfois très curieuses (remboursement d’un œil par an, obligeant le patient à se faire opérer fin décembre et début janvier pour ne pas voir double !). Le délai de carence (prestation conditionnée par un contrat de plus de 1 à 3 ans d’existence) ou les mécanismes assimilés (taux de couverture progressif en fonction de la durée du contrat écoulé) contribuent à limiter le risque financier de l’assureur.

La prise en charge des frais d’optique est révélatrice des marges de manœuvre et moyens mis en œuvre par les systèmes d’assurance complémentaire santé pour satisfaire les demandes de leur clients. Alors que la part sécurité sociale est plafonnée à une quarantaine d’euros les frais réels d’un équipement optique moyen sont en effet de 300 euros environ.

La mutualité française a développé un réseau d’un centaine de magasins sous l’enseigne « opticiens mutualistes » dans lesquels les adhérents peuvent bénéficier d’une prise en charge améliorée, parfois complète, de leurs frais d’optique. Ce système n’est pas sans rappeler celui des « managed care » américains intégrant dans une même administration les producteurs des biens et services médicaux et leurs clients, au risque de voir s’affronter en interne les logiques économiques divergentes des fournisseurs et des acheteurs.
Les assureurs privés ont emprunté la voie de la contractualisation. Par exemple, dans le réseau des 1100 opticiens indépendants mis en place par AXA, les assurés qui souscrivent à l’offre recommandée obtiennent des avantages divers permis par une négociation sur les volumes (tiers payant ou prise en charge totale des frais réels, tarifs préférentiels sur les options techniques, réduction sur les produits annexes) tandis que les opticiens bénéficient d’une garantie de paiement. Ce système permet une meilleure prise en charge pour chaque assuré, par rapport à un remboursement unitaire forfaitaire, souvent excessif pour les équipements simples et insuffisant pour les équipements complexes.

Il ne fait pas de doute que la prise en charge de la chirurgie réfractive par les assurances complémentaires Santé, même à des taux de couverture très partiels (actuellement de 5 à 50% des frais réels dans la majorité des contrats individuels), est un élément de nature à augmenter significativement l’adoption de ces méthodes par les patients. La solvabilisation de la dépense n’est que l’un des aspects facilitateurs de la prise en charge. La crédibilité des méthodes de chirurgie réfractive exclue de l’ancienne nomenclature des actes médicaux (mais à présent intégrée dans la nouvelle CCAM) bénéficie de la reconnaissance par les systèmes d’assurance complémentaire Santé. Cet effet incitateur a été clairement observé au sein d’entreprises dans lesquelles ont été institué des contrats groupe offrant une prise en charge. D’une année sur l’autre le nombre d’opérés a été dans certains cas multiplié par 10 !

L’assurance complémentaire affecte également les pratiques de chirurgie réfractive. Le Lasik, la méthode la plus récente, représente plus de 70 à 90% des procédures réfractive en Europe. Curieusement, en Italie, du fait d’une prise en charge exclusive de la PKR de surface, cette intervention plus ancienne représente encore plus des deux tiers des cas dans ce pays.


Dans la pratique cependant, la prise en charge de la chirurgie réfractive par l’assurance complémentaire santé est confrontée à de nombreux écueils.
- La maîtrise du savoir médical et scientifique requis pour la détermination de l’intérêt médical et du service médical rendu des diverses méthodes par les experts des assurances complémentaires santé demeure très imparfaite.
- La pertinence du mode de remboursement n’est pas claire. Une prise en charge au forfait (1000 euros pour une dépense réelle de 2000 euros pour les 2 yeux) risque de favoriser une offre de prestation inférieure (technique obsolète par exemple). Une prise en charge au prorata des frais réels (50% de 2000 euros) est par contre inflationniste.
- Il n’existe pas de projection fiable permettant à un assureur privé, mutualiste ou institutionnel de supposer que le profil général d’un candidat à la chirurgie réfractive lui sera économiquement favorable à long terme et que cette clientèle potentielle constitue une cible privilégiée pour ses efforts de marketing. La rentabilité économique de la prise en charge de la chirurgie réfractive suppose en effet que la prestation versée soit couverte par les cotisations ou primes versées par le client ou l’adhérent au cours de son contrat avec l’assureur. La clientèle des assurances complémentaires santé est cependant loin d’être captive (la durée moyenne d’un contrat est de 7 ans). Dans ces conditions la « montée en charge » d’un assureur ne peut être que progressive sous peine de voir affluer des clients avides de prestations mais peu soucieux de pérenniser leur contrat.
- Une contractualisation des centres de chirurgie réfractive, analogue à celle mise en œuvre pour les opticiens, se heurte à la nature des prestations médicales (chirurgiens hautement qualifiés, haute technologie rapidement évolutive). Les leviers habituels (négociation du prix sur le volume ou sur l’utilisation d’une prestation de qualité réduite, par exemple utilisant une technique obsolète) sont relativement inopérants dans ce cas, même si la rentabilité d’un centre chirurgical réfractif est souvent très dépendante du volume de patients opérés.


Dans les pays du G8 la prise en charge de la chirurgie réfractive et donc son développement, ont bénéficié d’une culture de l’assurance privée plus développée qu’en France, où, en marge de la sécurité sociale, il n’existe aucun assureur alternatif « au premier euros » dans le domaine de la santé.
L’exceptionnel rapport bénéfice / risque de la chirurgie réfractive actuelle favorise un glissement culturel de « l’acte chirurgical qualifié » vers une « consommation élective de service médical standardisé ». Cette transition est très représentative du point de rupture actuel entre la mutualisation des risques de la vie garantie par la sécurité sociale et le développement économique du consumérisme médical permis par les assurances complémentaires Santé.

* l’auteur est co-fondateur de la Clinique de la Vision (Paris), premier établissement français dédié à la chirurgie réfractive et l’un des 10 consultants internationaux du groupe Bausch & Lomb, leader mondial des équipements de chirurgie réfractive.


La prise en charge des chirurgies de l’oeil


Comme pour tous les frais médicaux, le coût de la chirurgie de l’œil est pris en charge par 3 parties
- le patient
- l’assurance maladie (sécurité sociale)
- l’assurance complémentaire (« mutuelle »)

Ceci ne concerne pas cependant les chirurgies de l’œil réparatrices en rapport avec un accident privé ou un accident du travail.

Certaines interventions chirurgicales de l’œil sont conventionnées et sont inscrites à la nomenclature générale des actes médicaux (classique ou révisée) et bénéficient d’un tarif de convention (TC) et d’une cotation chirurgicale de l’acte (KC)

La dépense engagée par le patient (frais réels ou FR) se compose du TC, des dépassements d’honoraires pratiqués éventuellement par les chirurgiens autorisés (DH), et des prestations non prise en charges (hospitalisation en chambre particulière par exemple).

Dans ce cas, la sécurité sociale prend en charge le pourcentage prévu du tarif de convention (70% du TC si acte < KC50, 100% du TC si acte > ou = à KC50).

La différence entre le TC et le remboursement de la sécurité sociale s’appelle le ticket modérateur (TM).

La différence entre le remboursement de la sécurité sociale et les frais réels est prise en charge à un niveau variable par l’assurance complémentaire, selon le contrat établi par chaque individu et la prime d’assurance versée à cet effet.

Il existe de très importante variations entre les différentes assurances complémentaires et pour une même assurance complémentaire, entre les différents contrats.


Le rôle des mutuelles


Le secteur de l'assurance santé est couvert par un très grand nombre d'acteurs : compagnies d'assurance, institutions prévoyance et près de 2000 mutuelles.

A première vue, la simple et rapide lecture des contrats offerts par les unes ou les autres de ces sociétés, ne semble pas offrir de différence flagrante. Il y a pourtant une première distinction à faire entre... mutuelle et mutuelle !

Les « mutuelles d'assurances » ou « sociétés d'assurances à forme mutuelle », sont régies par le code des assurances au même titre que les sociétés d'assurances classiques. Ce sont de véritables sociétés commerciales qui doivent rendre compte à leurs actionnaires de leurs résultats. Présentes sur le marché "porteur" de la santé, elles recherchent, à terme, la rentabilité.

Les « vraies » mutuelles sont, elles, régies par le code de la mutualité. Elles défendent des valeurs - solidarité, altruisme, humanisme - qui les amènent à proposer des contrats de nature sensiblement différente à des contractants qu'elles ne considèrent pas comme des clients, mais comme des adhérents.

Toujours fidèle à la dimension sociale de leur action, les mutuelles ont seulement évolué. Certes, confrontées aux dures et incontournables réalités économiques de la concurrence, elles doivent s'adapter en proposant des prestations et des services à des prix compétitifs, mais avec toujours le souci majeur de rester « différentes », même si les directives européennes voudraient bien les assimiler aux sociétés d'assurance et aux institutions de prévoyance, sans tenir compte de leur spécificité.

Les mutuelles ont pour premier principe la solidarité de tous leurs adhérents. Cette mutualisation du risque, soit ce système de répartition des prestations et de leur coût, entre les générations, entre les biens-portants et les moins bien-portants, entre ceux qui ont de hauts revenus et ceux dont les salaires correspondent au Smic, est une position politique adoptée tout aussi bien par les mutuelles « ouvertes », celles qui accueillent tout adhérent, quelle que soit son appartenance socioprofessionnelle, que par les mutuelles "fermées", réservées à certaines catégories professionnelles.

Bien entendu, les assureurs n'ont pas la même préoccupation sans état d'âme philosophique (ils n'ont d'ailleurs pas à en avoir) ils évaluent le coût de leurs prestations en fonction de la probabilité du risque couvert. S'inscrivant dans une démarche purement commerciale, ils appréhendent la « complémentaire maladie » en terme de marketing, cherchant toujours à singulariser leur offre de celles de leurs concurrents et proposant des contrats santé au même titre que les autres produits d'assurance qu'ils commercialisent. Ils peuvent aussi « casser » les prix, les contraintes qui leur sont imposées sur leurs fonds de réserve étant moins draconiennes que celles que se voient opposer les mutuelles, tenues de respecter des règles prudentielles plus strictes. Cette « liberté de manœuvre » est une différence essentielle, même si les mutuelles ont un statut fiscal a priori plus favorable que celui des assureurs puisqu'elles ne sont pas soumises à la taxe de 7 % prélevée sur les cotisations.

De même, les assureurs font la part belle aux jeunes, assortissant, la plupart du temps, une condition d'âge pour la souscription de leurs contrats. En un mot, ils calculent et limitent leur risque. Les mutuelles n'ont jamais d'objectif exprimé en termes de rentabilité. Elles ont seulement des obligations de sécurité et doivent pouvoir faire face à leurs engagements sur leurs fonds propres.

Leur principale préoccupation n'en est pas moins la santé prise dans sa globalité. Même si près de 80 % des prestations qu'elles servent sont des remboursements de dépenses de santé venus en complément de ceux versés par la Sécurité sociale, les mutuelles ont une mission beaucoup plus large : leur vocation sociale et humaniste est concrétisée par les services (ouverture de centres de santé, de centres dentaires, réseau de magasins d'optique, soins infirmiers à domicile...) qu'elles proposent à leurs adhérents, mais également par les actions qu'elles mènent dans le domaine de la prévention. Elles développent des politiques sociales au travers de partenariats avec, par exemple, les organismes de HLM pour l'habitat. Enfin, beaucoup d'entre elles disposent d'un fonds social qui leur permet de venir en aide à leurs adhérents en grande difficulté et de participer à la réalisation de projets collectifs sanitaires et sociaux centres de rééducation fonctionnelle, institut médico-éducatif pour enfants, adolescents et jeunes adultes, centres de vacances et de loisirs...).

En Assurance Santé, les marques d'assurances les plus connues du grand public ne sont pas nécessairement les plus performantes !

Jugez votre assureur selon le nombre d'adhérents "Assurance santé" qu'il gère : certaines marques plutôt méconnues couvrent + de 200 000 adhérents !
Avant de faire votre choix, consultez la rubrique "panorama des mutuelles" ou informez-vous directement auprès de votre interlocuteur.

Il est important de comparer les tarifs et les prestations des mutuelles et assureurs.

Les prestations concernent la partie des remboursements non prise en charge par la Sécurité Sociale.

Parmi les principaux services complémentaires, la rapidité des remboursements constitue un critère majeur (ils peuvent être effectués en 24h après le remboursement de votre régime obligatoire).

Par ailleurs, les services de tiers payants peuvent vous permettre d'avancer moins d'argent lors d'achat de médicaments en pharmacie ou de séjour en hôpital.

Chaque produit intègre une gamme de services que vous devez valoriser selon votre situation personnelle : les services d'assistance en cas d'hospitalisation (garde d'enfants) ou d'immobilisation (aide à domicile) par exemple.

Il est important de prêter attention aux limitations de garanties.

Repérez les délais de carence, de stage ou d'attente, c'est à dire des périodes durant lesquelles certains soins ne sont pas pris en charge.

Ces délais de carence concernent généralement les prothèses dentaires et les frais d'optique.

Certains remboursements peuvent être limités dans le temps.

Cette limitation concerne généralement l'hospitalisation pour le forfait journalier.

Prenez directement contact avec l'assureur qui représente la garantie qui vous intéresse ou imprimez le contrat pour l'étudier.

La fonction "Contacter la mutuelle" vous permet d'obtenir les coordonnées directes du professionnel qui vous informera précisément sur tous les prestations du produit de votre choix et les conditions d'adhésion. Qu'il s'agisse d'une mutuelle, d'une compagnie d'assurance ou d'un courtier, Devismutuelle s'engage à vous mettre en relation avec des spécialistes de l'assurance santé.

Pensez également à toutes les questions qui vous concernent plus spécifiquement:
- Les conditions d'adhésion sont-elles liées à une limite d'age, ou un questionnaire médical ?
- L'organisme complémentaire peut-il résilier le contrat pendant les 2 premières années ?
- Quelle est la durée du préavis de résiliation à respecter par l'assuré ?
- Y a t-il des délais de stage ou de carence concernant certains remboursements ?
- Quel est le forfait payable en cas de naissance ?
- Existe t-il un service de tiers-payant ? Si oui, pour quelle garantie et à quel prix ?
- Existe t-il un service d'assistance ? Si oui pour quels services et à quel prix ?
- Existe t-il une transmission automatique des décomptes ?
- Y a t-il un ou des réseaux de professionnels de santé conventionnés par l'organisme ?
- Les cotisations peuvent-elles évoluer et en fonction de quels critères ?





Les principales mutuelles

(Ces liens sont fournis à titre purement informatif, les auteurs sont strictement indépendant des compagnies citées)

Mutuelles du Mans Assurances
Assurance Santé n° 5 : pour l'achat de vos lunettes ou de vos lentilles vous bénéficiez d'un forfait de 640 EUR/an. Et en dentaire, pour une couronne par exemple, vous pouvez dépenser jusqu'à 640 EUR : après le remboursement MMA, ce sera 0 euro de votre poche !


Mutuelle familiale VAUBAN :
Une gamme santé axée sur la prévention et l’innovation
Le Groupe Vauban propose par le biais de la Mutuelle Familiale Vauban, une gamme de produits complémentaire santé axée, selon le groupe , sur la prévention et l’innovation. À la clé : 3 niveaux de garantie « Santé 1 », « Santé 2 », « Santé 3 » et 2 options « Adicia » et « Adicia Plus » pour que chacun choisisse la formule qui lui convient. A noter que cette gamme intègre la prise en charge du vaccin anti-grippe, de la chirurgie de la myopie, de l’examen de mesure de densité osseuse ou en encore de l’amniocentèse.
www.assurnews.com/affiche_article_guide.php?num_id=9629

Mutuelle MYRIADE PLUS
Le droit à la protection pour tout
5 niveaux de garanties au choix
+ Une assurance Loisirs incluse
+ Des forfaits en plus : pour mieux prendre en charge vos soins de prévention, de bien-être, la chirurgie de la myopie, les lentilles jetables…
+ Des avantages et des services plus : Myriade Assistance, Carte de réductions, Assurance Examen, Aide à la recherche d'emploi, Allô Santé, Allô Info, Magazine santé…
www.myriade.fr/pages/consultez_nos_services/sante.htm

Assurance santé pour particuliers et entreprises
Opéga vous propose des assurances mutuelles santé sans délai d'attente, sans questionnaire médical ni limite d'âge.
www.opega.fr

L'assurance santé d'Aviva Direct
Calculez gratuitement votre tarif et vos remboursements. Avec Aviva Direct, vous êtes remboursé rapidement jusqu'à 300% du tarif Sécurité Sociale. Et en plus on vous rembourse trois fois la différence si vous trouvez moins cher ailleurs.
www.avivadirect.fr

Mutuelle Euromutel
Une mutuelle uniquement sur le net, spécialiste de la complémentaire santé : tiers payant national, tarifs, adhésion immédiate en ligne, pour particuliers et entreprises.
www.euromutel.fr

Assurmutuelles - Assurance santé
Parce que nous n'avons pas tous les mêmes besoins, ni le même budget. Assurmutuelles : vous cherchez, nous trouvons. Pour plus d'informations, remplissez le formulaire en ligne.
www.assurmutuelles.com

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L'Association Générale des Médecins de France, en partenariat avec la MATMUT, propose une garantie RCP. Médecins, dentistes, psychiatres, infirmiers, consultez nos offres dès maintenant.
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Aviva : Morwich Partenaire Santé
Seules les dépenses prises en charge par la Sécurité sociale peuvent être remboursées (exceptées les prothèses dentaires et les lentilles qui même en cas de refus peuvent donner lieu à un remboursement).
http://www.avivadirect.fr/Assurance-Complementaire-Sante/Garanties.html

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